Michèle Vendôme a écrit des chansons pour des interprètes aussi divers qu’Édith Piaf, Claude François et Régine. On lui doit Chaque instant de chaque jour, L’homme de Berlin et À Capri, entre autres.

 

Avec un peu de chance

Michèle est la fille du pianiste, chef d’orchestre et orchestrateur Raymond Wraskoff. C’est donc tout naturellement que la jeune fille se destine à une carrière artistique. Elle décide d’être auteur. Par la suite, il ne manquait qu’un peu de chance pour que le destin fasse son chemin.



La chance, ce sera la compositrice Jacqueline Batel, que Michèle rencontre en allant déposer ses oeuvres à la SACEM. Jacqueline met les textes en musique et les propose à Lucienne Delyle, qui les enregistre. Parmi ces chansons, figurent
Qu’est-ce que ça peut faire et On dit.



Appréciant le travail de Florence Véran, Michèle décide de la rencontrer. Il faut dire qu’à cette époque les rencontres entre artistes étaient beaucoup plus simples qu’aujourd’hui. L’auteur donne à la compositrice le texte de
Margot cœur gros, chanson destinée à Édith Piaf. L’interprète est emballée par la chanson et l’accepte d’emblée. Édith chantera encore Les gens et L’homme de Berlin avant que la maladie et la mort vienne mettre fin à cette collaboration.



Chaque instant de chaque jour

Entre temps, d’autres interprètes font leur apparition dans la vie de Michèle dont Jacqueline François. Cette dernière enregistre Les mots d’amour n’ont pas d’âge (1957), À Capri (1958) et Ça ressemble à quoi (1958), entre autres. Parmi les interprètes de l’époque, figurent aussi Guylaine Guy (Pourquoi partir d’ici, 1957), Aglaé (C’est aujourd’hui le printemps, 1957), Philippe Clay (Nous avons toujours habité cette maison) et Annie Cordy (Je t’aime, 1957).



Pendant les années soixante, Sheila et Dalida se partagent
Chaque instant de chaque jour (1964), avec autant succès l’une que l’autre. Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Dalida chante un texte de Michèle Vendôme ; en 1957, elle avait interprété Fado. Quant à Sheila, après le succès remporté par la chanson, elle chante Oui il faut croire (1964) et Il faut se quitter (1965). Toujours pendant les années soixante, Téréza (Quand l’amour veut partir), Bob Azzam (Week-end à Portofino), Romuald (Demain) et Monty (Il faut s’en aller) s’ajoutent aux interprètes de l’auteur.



Les années soixante-dix

Pendant la décennie suivante, Régine, Patricia (Ne crois pas ne crois plus), Mireille Mathieu (Pour un coeur sans amour), Marie Laforêt (Combien de temps dure un chagrin d’amour) et Alice Dona (À trop répéter, Un chagrin à oublier, Pour trouver ton coeur) chantent avec joie les chansons de l’auteur. Cependant, le grand interprète de l’époque sera Claude François. Ce dernier enregistre plusieurs chansons signées Michèle Vendôme dont Aime-moi ou quitte-moi (1972), Comme un jour nouveau (1972), Dis-lui pour moi, Gens qui pleurent, gens qui rient et Qu’on ne vienne pas me dire.



Toujours l’espoir

Malheureusement, son père tombe malade à cette période et pour ne pas laisser sa mère seule, Michèle abandonne le métier, pendant deux ans. Après cette absence, il lui fut difficile de revenir, mais elle finit par y parvenir. La détermination finit toujours par payer. L’auteur dit avoir de nombreuses chansons en réserve dans ses tiroirs ; des chansons dont aucun interprète n’a voulu jadis. Alors qui sait ? Peut-être retrouverons-nous Michèle Vendôme un jour sur disque, interprétant ses propres chansons ?