Connu pour ses nombreuses adaptations dans les années soixante, Georges Aber connut plusieurs succès au cours de sa carrière. On ne peut évoquer les paroliers de cette décennie sans mentionner son nom.

 

Débuts prometteurs

 

Né à Brest en 1932, Georges Aber, après avoir fait l’École supérieure de commerce, découvre Elvis Presley et les premiers balbutiements du rock’n’roll. Il participe aux Numéros 1 de demain, sur les ondes d’Europe 1, où on l’encourage à se lancer dans l’adaptation de chansons américaines.

 

 

    

Une de ses premières chansons, Mes frères, connaît le succès en 1959, grâce à des interprètes aussi prestigieux qu’Anny Gould, Maria Candido, John William ou encore Dalida. Pour cette dernière, il signe également J’ai rêvé (1959) et plus tard, Je l’attends (1962). John William enregistrera également Jéricho. Tandis qu’Annie Cordy et Les Compagnons de la chanson se partagent Qu’il fait bon vivre (1959), Jean Bretonnière interprète Joue papa (1959).

 

 

       

Après des débuts aussi prometteurs, il n’est pas étonnant de voir la carrière du parolier exploser au cours des années 60. Une grande majorité des vedettes yé-yé enregistre ses chansons, à commencer par Richard Anthony (Fiche le camp Jack, 1961, En attendant, Ne prends pas mon amour, Souviens-toi de l’été dernier) et Frank Alamo (Loop de loop, 1963, Pas de larmes, 1963, Da doo ron ron, 1963, Reviens vite et oublie, 1963, Non ne dis pas adieu, 1964, Je me bats pour gagner, 1964, Le chef de la bande, 1964).

 

 

 

 

Johnny, Sylvie et les autres

 

C’est également pendant les années soixante que débute la collaboration entre Georges Aber et Johnny Hallyday. Parmi les chansons issues de celle-ci figurent Da dou ron ron (1963), Les coups (1966), Noir c’est noir (1966), Amour d’été (1967), San Francisco (1967), Aussi dur que du bois (1967), À tout casser (1968), Mal (1968), Rien à personne (1984), Tant pis, c’est la vie (1977) et plusieurs autres. Comme c’est souvent le cas, le parolier collabore également avec madame Hallyday, à savoir Sylvie Vartan : Panne d’essence (1961), Le locomotion (1962), Il revient (1963), Sha la la (1964), Monsieur John B. (1966), Irrésistiblement (1968), Un petit je ne sais quoi, Chance, Moi, je pense encore à toi, Quand le film est triste font partie des chansons interprétées par la belle.

   

 

 

Au début des années soixante, les disques de Claude François (Moi, je voudrais bien me marier), des Misiles (Boum! Boum!), de Dick Rivers (Bien trop court, 1963), des Surfs (Reviens vite et oublie, 1963, Quand une fille aime un garçon) de Nancy Holloway (Bye bye) des Chaussettes Noires (Le twist, 1961, Tu parles trop, 1961, Il revient, 1963, Peppermint twist) et de Bob Azzam (Cri de ma vie, 1963) portent également la signature de l’auteur.

        

 

 

Parmi les interprètes importants de l’auteur, il est impossible de ne pas citer Pétula Clark. Cette dernière enregistre tout au long de sa carrière Cœur blessé (1962), Mon bonheur danse (1963), Entre nous, il est fou (1963), Prends garde à toi (1964), Dans le temps (1964), Viens avec moi (1965), Mon amour (1966), Tout le monde veut aller au ciel (1966), Va toujours plus loin, Ya ya twist, Partir il nous faut et plusieurs autres chansons. Deux autres interprètes de la première moitié des années soixante enregistrent également des chanssons de Georges Aber. Il s’agit de Ria Bartok (Parce que j’ai revu François, 1963, Cœur, 1963) et de Patricia Carli (Heureux de vivre, 1964, Accusée, levez-vous, 1964).

  

 

Les nouveaux interprètes

 

La seconde moitié de la décennie s’avère être aussi riche que la première. D’abord Sheila obtient de beaux succès avec Bang bang (1966), Petite fille de français moyen (1968) et En maillot de bain. Ensuite, Nicoletta enregistre un de ses premiers succès, en 1967: Les orgues d’antan. À cette époque, Georges Aber écrit également pour Monty (Bientôt les vacances), Sandie Shaw (Mais tu l’aimes, 1965, Il a de la peine, 1965), Alain Bashung (Les secondes, 1968), Pia Colombo (Sur les vingt ans, 1967), Christine Lebail (Ils font pleurer les filles, 1965) et Michèle Arnaud (Je croyais, 1966). Noël Deschamps enregistrera aussi beaucoup de chansons de l’auteur parmi lesquelles On joue avec son cœur, Aujourd’hui tout va vite (1965), À quoi ça tient (1965), Souviens-toi que moi je t’aime (1965), La vie est un combat (1966), Tu n’es plus dans l’coup (1967) et Cherche encore (1967).

    

 

 

L’auteur obtient ses derniers succès au début des années soixante-dix grâce à Christophe (Mère tu es la seule, 1972), mais surtout grâce à Séverine. Cette dernière enregistre dès 1968, Rien qu’une fille, J’aime et Vers la lumière. L’année suivante elle interprète Tu ne vois jamais le vent, Pleure sur nous et Les enfants qui attendent Noël. Au cours des années suivantes, la chanteuse ajoute à son répertoire La la mélodie (1970), Je ferme les yeux, je compte dix (1970), Sympathie (1970), Viens (1971), Comme un forgeron (1971), Sonnez clochers de France (1972), Qu’il est bon de flâner (1972), Tout le monde a droit au bonheur (1972) et Viens me chanter (1972).

      

 

 

Par la suite, Georges Aber se fait plus discret. Pendant les années soixantes, il aura marqué son époque en signant une multitude d’adaptations françaises de chansons anglo-saxonnes. Un exercice qui s’avère parfois périlleux et plus difficile qu’on ne le croit. Un défi que Georges Aber aura relevé avec brio tout au long de la décennie.

         

 

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1959. EP VEGA V 45 P 1994

Mes frères - Mon coeur bat - Rue de la solitude - Plus grand.

 

1959?. 45 tours VEGA V 45 5051

Plus grand - Rue de la solitude.

 

1959. EP VEGA V 45 P 2019

Qu'il fait bon vivre - Oh oh Madeleine - J'ai rêvé - Je sais.

 

1960. EP VEGA V 45 P 2068

Monsieur Séguin - Jéricho - Pourquoi - Comme un tigre.

 

1963. 45 tours Polydor 27 016

Je ris quand j'ai les blues - Des ya ya, des yé yé - Bravo ! au héros - Quelque fois j'ai...